Congrès 2022

21ème colloque international de la SFEE

Territoires et mémoire d’Ecosse

17-19 novembre 2022

Le 21ème colloque international annuel de la SFEE se tiendra à Sorbonne Université (Paris) du jeudi 17 au samedi 19 novembre 2022. Ce colloque sera l’occasion d’explorer les concepts de territoire(s) et de mémoire et leurs déclinaisons en Écosse dans une approche transdisciplinaire. Ces thèmes ont été choisis en hommage aux travaux de Christian Auer et de Bernard Sellin.
La notion de territoire évoque d’abord des contours géographiques: le territoire écossais, ou les territoires écossais dans leur pluralité (ruraux, urbains, insulaires…). Il peut impliquer une dimension politique (territoire administratif, territoire national, devolution) mais également linguistique (cohérence/ hétérogénéité linguistique d’un même territoire). Il peut être conçu par ce qui le limite (frontières ou obstacles) ou par ce qui le transcende, ce qui soulève la question des territoires écossais (métaphoriques ou réels) au-delà des “frontières” de l’Écosse. Dans le domaine des arts et de la littérature, la notion de territoire peut notamment être abordée via les prismes de la représentation et de l’exploration, et donner lieu, par exemple, à des processus de création ou de re- création, de mémorialisation, d’interprétation…

La mémoire peut, elle aussi, se penser comme espace, un espace de nature ambivalente car parfois métaphorique, intangible et parfois résolument concrète. La mémoire se conçoit-elle comme transitive ou réflexive? Comme une ouverture/ un passage ou une fermeture/ clôture, un sanctuaire? Est-elle personnelle, intime? Ou collective? Doit-elle être préservée? Remise en question?

L’articulation entre ces deux notions de mémoire et de territoire(s) peut se décliner autour de nombreuses thématiques de recherche: on peut ainsi s’intéresser aux mémoires (auto)biographiques ancrés dans le territoire, à la mémoire nationale (et/ou à l’amnésie nationale) des lieux d’histoire, l’empreinte des territoires dans les dialectes et de l’histoire dans la toponymie. Le lien entre mémoire et territoire(s) invite également une réflexion sur la mémoire institutionnelle (musées, monuments nationaux, lieux de mémoire moins formels, et leur éventuelle remise en question).

Quelques suggestions de pistes et approches éventuelles:

  • Construction des imaginaires touristiques
  • Réminisc ences nostalgiques ou fantasmées du territoire
  • La mémoire comme territoire retrouvé
  • Voix et voie(s) de la mémoire : territoires biographiques et autobiographiques
  • Écopoétique: la trace (artistique, poétique) dans le territoire
  • Résurgence et réécriture: le palimpseste comme territoire pluriel
  • Performance et théâtre “In situ” : ancrage d’un évènement éphémère dans le territoire.
  • Rôle de la cartographie et de la toponymie dans la mémoire du/des territoire(s)
  • Mémorialisation des mythes nationaux et évènements historiques ; architecture et lieux de mémoire
  • Itinéraires de la mémoire (flux migratoires, exils, diaspora)
  • Décolonisation de la mémoire
  • Préservation de la mémoire à travers l’onomastique, les dialectes et les sociolectes
  • Lieux de résistance à l’homogénéisation linguistique

Les propositions de communications et de posters doctoraux (300-400 mots) accompagnées d’un titre et d’une notice biographique (200 mots) devront être envoyés à sfeec2022@gmail.com avant le 31 Mars 2022.

Comité d’organisation : Mélanie Cournil, Jeanne Schaaf, Benjamine Toussaint.
Comité scientifique : Ingibjörg Àgústsdóttir, Marion Amblard, Nathalie Duclos, Lesley Graham, Carla Sassi

SFEE’s 21st international conference

Scottish Territories and Memories,

November 17-19 2022

The 21st international conference of the French Society for Scottish Studies will take place at Sorbonne Université (Paris) from 17th to 19th November 2022. The three-day conference will explore the dynamic relationship(s) between the concepts of territory/territories and memory in a transdisciplinary approach. These topics were chosen as a tribute to the works of Christian Auer and Bernard Sellin.

Territory first brings to mind geographical contours: Scottish rural, urban, or insular territories… This notion can also be understood in its political dimension (administrative, national, devolved) and in its linguistic dimension (variety or homogeneity of dialects and sociolects). It can be defined by its limits (borders or obstacles) or by what transcends it, which raises the issue of Scottish territories (be they real or metaphorical) beyond the “borders” of Scotland. In the fields of arts and literature, the notion of territory can also be examined through the prisms of representation and exploration, and can, for instance, give rise to processes of creation, or re-creation, of memorialisation and interpretation. Memory can also be conceived as a space, of an ambiguous nature, sometimes metaphorical, sometimes intangible and sometimes deeply rooted in reality. Is memory to be perceived as an opened or enclosed space? A sanctuary? Is it personal? Intimate? Or collective? Should it be preserved? Or questioned?

The dynamics between the notions of memory and territory can be examined along various lines of interpretation, such as through (auto)biographical memoirs anchored within a specific place, through national memory (and/or national amnesia) embodied within historical sites, through the remnants of territories in dialects and the traces of history in the toponymy. The association of memory and territories also incites an examination of institutional memory (museums, memorials, national monuments, and less formal spaces of memory and remembrance). Possible topics for proposals may include, but are by no means limited to:

  • Imaginary tourism
  • Nostalgic or fantasised recollections of a place
  • Memory as a re(dis)covered territory
  • Biographical and autobiographical spaces
  • Ecopoetics: artistic or poetic traces inscribed within the land
  • Rewriting as a process of colonising or decolonising narrative space
  • In situ performance: the anchoring of an ephemeral event within a specific place
  • Mapping and toponymy as a means of remembering territories
  • Memorialisation of national myths and historical events; architecture and spaces of memory
  • Itinerant remembrances (migratory flows, exile, diaspora)
  • Decolonising collective memory
  • Preserving the past through onomastics, dialects and sociolects.
  • Places of linguistic resistance

Proposals for papers or doctoral posters (300-400 words) in English or French, with a working title and a short bio (200 words), should be sent to sfeec2022@gmail.com by 31st March 2022.

Organising committee: Mélanie Cournil, Jeanne Schaaf, Benjamine Toussaint.

Scientific committee: Ingibjörg Àgústsdóttir, Marion Amblard, Nathalie Duclos, Lesley Graham, Carla Sassi